samedi 17 mars 2018

Hifiman Shangri-La : Un ensemble amplificateur + casque d'un autre monde




C’est vraiment un énorme privilège que m’a octroyé là notre responsable Hifiman Europe, que ce prêt du Shangri-La pendant 3 mois, du début février au 30 avril 2018.

Car enfin, écouter cet ensemble prestigieux dans les salons où les conditions ne sont pas toujours bonnes, c’est déjà une première approche et c'est bien entendu très bien,  mais très honnêtement, c’est souvent assez décevant si l’on considère son prix totalement inaccessible pour la très très grande majorité d’entre nous. 

Personnellement, j’avoue que même si j’ai toujours senti son énorme potentiel, je n’avais jamais été emballé par cet ensemble merveilleux lors des écoutes que j’ai pu en faire pendant les salons de Munich et de Paris, comme je le suis depuis que je peux l’écouter tranquillement, avec mes musiques et mes dac, dans le silence monastique du showroom.


J’ai effectivement déjà eu plusieurs expériences avec le Shangri-La et la première fût à Munich en mai 2016, puis à Paris en octobre 2016, puis ici à Nîmes, lors de l’inauguration du showroom fin avril 2017 ou je l’avais gardé une semaine, puis encore à Paris en mai et en octobre 2017.

Voilà donc plusieurs expériences d'écoutes avec cette fois ci,  trois mois pour l’appréhender et l'écouter dans les meilleures conditions possibles. 

Techniquement parlant, ce système d’un autre monde représente la vitrine technologique de la marque Hifiman, ce que son créateur et dirigeant, le Docteur en Nano Technologies Fang Bian, sait faire de mieux aujourd’hui. 
D’ailleurs, le Shangri-La est né de la volonté du Docteur Fang Bian de se fabriquer, pour lui et pour ses propres écoutes, le meilleur ensemble ampli / casque que l’on puisse trouver. 
C’est d’ailleurs à l’écoute de cette merveille, que je mesure toute l’étendue des compétences de ce Monsieur.

L'ensemble Shangri-La se compose d'un casque électrostatique sans nom ni référence particulière, c'est le casque du Shangri-La tout simplement et d'un amplificateur dédié, OTL (Output Transformer Less) c'est à dire sans transformateurs de sortie, également sans nom ni référence.

Le principe électrostatique est assez particulier et mis en œuvre depuis des décennies par la marque japonaise Stax pour toutes ses références. 






Sennheiser autre marque mais allemande cette fois, a utilisé la même technologie sur son mythique ensemble Orpheus avec le casque HE60 puis pour le baby Orpheus, le casque HE90.
Un nouvel Orpheus, l'Orpheus II ou "HE1" est arrivé en 2017 et j'aurai l'occasion de vous en parler également.







Voici un schéma illustrant parfaitement le principe de fonctionnement électrostatique :

Ce principe est basé sur l'utilisation des forces d'attraction et de répulsion qu'exerce un champ électrique sur des charges électrostatiques.

La membrane destinée a être mise en mouvement pour ébranler les particules d'air et créer ainsi le son, doit être très fine et très légère. Elle doit également être rendue conductrice par l'apport en sa surface de particules elles-mêmes conductrices.

Elle est tendue entre deux "grilles" métalliques appelées stators et elle reçoit une tension très élevée. Ici le constructeur indique entre 550V et 650V 

Les deux stators quand à eux, reçoivent la modulation musicale alternativement en opposition de phase. Le champ électrique ainsi créé variera au rythme du signal musical et la membrane conductrice au sein de ce champ électrique, sera successivement attirée puis repoussée et deviendra alors génératrice de son.


 Le casque :
 

Trois points essentiels qui ont particulièrement retenu l'attention de Docteur Fang Bian  :

L'épaisseur de la membrane, sa conductivité et la transparence acoustique des électrodes ou "stators"

- Ici, la membrane a une épaisseur d'un micron

- Elle est revêtue d'une couche extrêmement fine de nano-particules, afin d'assurer la régularité de sa conductivité en tous points et en même temps, ne pas altérer sa mobilité. 

De plus, cette "couche" de nano-particules permet au driver de reproduire des fréquences très élevées : jusqu'à 120KHz !



 

 - Les stators en métal maillé travaillent à une très faible distance du diaphragme et c’est la raison qui explique selon Hifiman, l’exceptionnelle ouverture et la distorsion très faible (en deçà de ce que l’on trouve habituellement sur ce type de casques) du casque du Shangri-La. Le cadre qui supporte les deux stators est réalisé dans un alliage spécial pour également minimiser les distorsions 
Le diamètre de chaque tige métallique composant le maillage des stators est de 50 microns, ce qui rend ces « stators maillés » acoustiquement complètement transparents. Ils ne font ainsi pas "obstacle" aux ondes sonores qui émanent du mouvement de la membrane




La réponse en fréquence de ce formidable casque s'étend de 7Hz à 120KHz !
Il est très confortable et pèse 375g, donc plutôt léger.

L'amplificateur :

Le schéma de l’étage d’entrée ou de gain, est dessiné autour de tubes 6SN7 alors que l’étage de sortie travaille avec des tubes 300B.
Les tubes sont spécialement fabriqués pour le Shangri-La, sur cahier des charges très précis et fourni par Hifiman et sont donc uniquement dédiés à cet amplificateur. 

   
La tension interne des 300B est très élevée et permet aux tubes de driver directement le casque. Les puristes apprécieront.

L’ampli du Shangri-La est effectivement un amplificateur OTL. Il n'y a aucun composant entre les tubes et le casque, ni condensateurs ni transformateurs de sortie. Nous entendons donc « à travers » le casque, le son directement venu des tubes 300B et la magie qui les caractérise.

Sur sa face arrière, l'amplificateur est muni de deux entrées ligne :

- Entrée RCA  D/G

- Entrée XLR  D/G

Un petit interrupteur à bascule permet de passer de l'une à l'autre des deux entrées.






Le contrôle de volume n’est pas digital comme on pourrait le croire, mais basé sur des étages à relais et à résistances, 24 pas au total utilisant 23 résistances séparées.
Chaque niveau de volume est unique et totalement indépendant du niveau de volume voisin. Chaque pas est en fait une entrée / sortie unique du signal
Ce mode d’atténuation a été étudié pour préserver au mieux l’intégrité musicale car il faut savoir que l'atténuateur de niveau est le tout premier composant sur le chemin de la modulation, avant les étages de pré-amplification et d'amplification. 


L'amplificateur mesure 437mm de profondeur, 458mm de large et 335 mm de haut tubes 300B compris.
Il pèse 17 kilos. 
L'ensemble ampli / casque est garanti 5 ans et 1 an pour les tubes et le câble du casque.
 


Mes écoutes :

J'ai pris beaucoup de temps (en dehors de mes heures de travail :) ) pour comparer le Shangri-La, à la crème de la crème des amplis et des casques avec bien sûr, les mêmes musiques et les mêmes dac.


Comment juger en effet et de manière pertinente, ce que peut apporter de plus (ou de moins) un ensemble aussi prestigieux et si cher, sans le comparer au meilleur ? 

Car enfin, écouté seul, c'est une pure merveille, mais d'autres ensembles aussi...sont de pures merveilles.


Pour plus de clarté, je ne souhaite pas compliquer mon retour d’écoute par des comparaisons avec un trop grand nombre de combinaisons et leurs commentaires associés. 

De toute façon et si je veux rester cohérent, je dirai que peu importe de comparer pléthore de casques ou d’amplis au Shangri-La, puisque les différences existant entre tous les éléments que je pourrais aligner, existent indépendamment de leur comparaison avec cet ensemble. 

Oui…pure lapalissade…

Par conséquent, il me semble que le plus judicieux est de s'en tenir à quelques références incontestées.


Je retiens donc pour les amplis :


1) Le mythique Viva Egoista 845





L’ampli pour casque à la fois le plus neutre, le plus rigoureux, le plus puissant, le plus polyvalent tout en étant magnifiquement timbré…que mes oreilles ont entendu à ce jour.

Il pourrait y avoir à ses côtés d'ailleurs et ça c’est sûr pour moi,  le somptueux Riviera AIC-10 que j’apprécie énormément..et puis le Viva2A3 et puis l'Auris Headonia et puis le Formula S de Xi Audio etc…

Mais j'ai décidé : Pas trop de combinaisons pour plus de simplicité.


2) L'ampli pour enceintes Viva Solista, pour sa très grande transparence et sa superbe beauté de timbres tout en étant plus puissant que l'Egoista 845








3) Les blocs mono Auris Audio Forte 150 pour enceintes +
le préampli Auris Piano pour leur puissance démesurée, leur grande neutralité et leur transparence inégalée dans le monde des amplis casques. 



Oui,  je sais...:)  Ça c’est un délire personnel, que ces deux monstres pour alimenter des casques, mais vu le prix du Shangri-La, je me suis quand même amusé à voir jusqu’où parallèlement, on peut aller au casque si on fait abstraction totale du budget !

Et pour les casques, j'ai retenu :

1) Le Hifiman Susvara pour sa très grande cohérence globale et sa bande passante très étendue.

2) Le Focal Utopia pour sa neutralité unique

3) Le Stax SR-009 qui lui aussi est  un casque électrostatique et une sacrée pointure dans le monde des casques très haut de gamme.

Les amplis Stax n'étant pas selon moi, à la hauteur pour mes écoutes, mon SR-009 sera alimenté par l'énorme ampli pour enceintes Viva Solista via le boitier iESL de hifi Audio boitier  qui fournira la tension de polarisation à ses stators. C’est une obligation avec tout casque électrostatique.

L'iESL  fera également "tampon" entre les 150W de chacun de mes deux blocs mono et mon Susvara, bien que je puisse l'alimenter directement depuis leurs borniers enceintes, je l'ai déjà fait à plusieurs reprises.

Une fois encore, peu importe le prix total de la configuration... Je crois que vous l'avez bien compris, je ne suis pas là à la recherche d'un quelconque rapport qualité / prix !!! :)

Mon objectif est de tenter d'atteindre les limites de ce que les élites du monde du casque peuvent m'apporter car enfin, je n'oublie pas que c'est à un ensemble à 50.000€ que je les compare ici....

Alors pour le coup, mes écoutes ont été :

Le Viva Egoista 845 qui alimente le Hifiman Susvara et le Focal Utopia



Les blocs mono Auris Forte 150 + préampli Piano + iESL pour alimenter le Susvara  (En sachant que cette configuration n’est valable qu’avec le Susvara vu sa très faible sensibilité. L’Utopia et son rendement élevé (104db) fait apparaître un bruit de fond que je n'accepte pas sur les bloc Forte 150. Ceci dit, c'est normal.





L’ampli pour enceintes Viva Solista + iESL pour alimenter le Stax SR-009



Quatre configurations donc, au top de ce que l’on peut trouver aujourd’hui dans le monde de l’écoute au casque très très haut de gamme et en tout cas, quatre des meilleures configurations que mes oreilles connaissent. 

Ou plutôt.. Connaissaient...avant le Shangri-La !  :)

Les dac que j’ai choisis, sont l’Aqua Acoustic la Scala pour le Shangri-La et le Viva Numerico pour L'Egoista 845, Le Solista et les blocs mono Auris.
C'est un choix réfléchi, afin d'optimiser les écoutes pour chaque matériel en fonction de mes préférences, bien sûr.

Bon alors...!
Et bien très vite, je m'aperçois que les ensembles  Viva 845 plus Utopia et  Viva 845 plus Susvara, manquent un peu, (directement comparés au Shangri-La bien sûr) de précision.





Et c'est plutôt déroutant pour moi, de constater que ces deux ensembles pourtant prestigieux que forment le Viva 845 et l’Utopia ou le Susvara sont effectivement un peu moins incisifs, un peu moins aérés et moins nets dans leur présentation des interprètes dans l'espace que ne l'est le Shangri-La.

D'autre part, la réponse en fréquences subjective de ces deux ensembles Susvara et Utopia avec le 845 donc et bien que les casques soient différents, (le Susvara est un orthodynamique et l'Utopia un électrodynamique) me semble dans les deux cas plus accidentée et moins régulière, moins équilibrée que celle du Shangri-La. J'ai l'impression par exemple et sans pouvoir identifier précisément les gammes de fréquences, que certaines sont légèrement mises en avant ou sont légèrement en retrait alors que tout me semble très bien équilibré et à sa place avec le Shangri-La.

Seule la comparaison directe est capable de mettre ceci en évidence pour moi.

Les associations  Viva 845 plus Utopia ou Susvara, me donnent alors l'impression de m'offrir une caricature, une bonne caricature bien sûr à ce niveau, mais une caricature quand même, de l'extrême variété et de l’immense finesse de la palette sonore que l'ensemble Shangri-La déploie à mes oreilles et en même temps, une caricature également de son parfait équilibre.

J'ai le sentiment d'avoir une sorte de calligraphie sonore si je puis dire avec le Shangri-La quand le Viva 845 plus les deux tous meilleurs casques du moment que sont l'Utopia et le Susvara, ne me donnent que de plus grossières esquisses...

Je ne sais pas si ça vous parle ça ?

Réellement, pour faire une analogie avec la photo cette fois, c'est une mise au point partielle que j'ai avec le 845 + Susvara ou Utopia, face au piqué extrême dont sont capables les meilleures optiques et que j'assimile là au Shangri-La

Ha et puis ce filé dans l'aigu dont est capable le Shangri-La ! Unique et jamais entendu pour ce qui me concerne.

"Filé" magnifique associé à une richesse harmonique inconnue pour moi au casque et avec en  plus, une absence totale de grain parasite et une ouverture également unique...

Et bien les ensembles Viva 845 + Utopia et Susvara  n'arrivent pas à me donner un aigu d'une telle beauté, d'une telle qualité.

Mais c'est la même chose pour la restitution dans sa globalité en fait. Ce que je viens d'écrire pour l’aigu du Shangri-La est tout aussi valable pour la qualité de ses registres grave et médium.

Tout est ouvert, riche, parfaitement équilibré et je n'ai pas ici au showroom, de matériels que je pourrais associer et qui seraient capables de me procurer un tel niveau global.

Alors évidemment à ce niveau de performances / qualités, l'immersion est facilitée et le plaisir ressenti bien décuplé, ce qui donne à l'écoute du Shangri-La une saveur toute particulière et qui lui est propre.

En revanche, l'ensemble 845 plus Susvara m'offre un grave un peu plus profond, ça descend  plus bas, avec un peu moins de classe, de distinction, de détourage et de vitesse mais avec plus de quantité et plus de matière aussi.

D'une manière générale, le Viva 845 + Utopia ou Susvara me donnent un son un peu plus "consistant", avec un peu plus de "poids" mais moins "détouré" et "propre".

Le Shangri-La est plus transparent, il fait passer plus de micro-informations, il est plus "incisif", plus "généreux" et me montre que même des systèmes de référence mondiale, ne me donnent pas tout ce que contiennent mes enregistrements.

Pour ce qui concerne le Susvara, je gagne en aération, en dynamique, en niveau et impact du grave et en ouverture, en le passant du Viva 845 aux deux blocs mono Auris.




  Là pour le coup et bien que je n’obtienne toujours pas la transparence, l’aération et l'équilibre parfait à mes oreilles du Shangri-La, j’en suis un peu moins éloigné et l’écoute est compensée par plus de "corps", d'épaisseur, un grave qui frappe comme le Shangri-La ne sait pas faire et un peu moins de clarté.

Le petit plus de matité que l'ensemble Auris et le Susvara apportent sur certaines tessitures de voix ou pour certains instruments comme le violon baroque par exemple, me convient parfois mieux.

J’ai également une puissance totalement illimitée avec les blocs mono et une dynamique explosive, sans la moindre retenue alors que je sens avec le Shangri-La et toujours en comparaison directe, un léger tassement sur les voix quand elles poussent très fort à l’écoute par exemple, du très beau Stabat Mater de Rossini ou de certains Opéras.

Mais attention, il faut reconnaitre que j’écoute là à des niveaux qui ne sont pas ceux auxquels j’écoute habituellement et tout est toujours tellement propre et net grâce à la réserve infinie des blocs mono, que j’ai tendance à me faire plaisir en montant le niveau plus haut qu’à l’accoutumée.

Quoi qu'il en soit et de toute façon à l’arrivée, quand je cesse d’analyser ou de tester les performances et que je me laisse tout simplement emporter par la musique, je n’ai toujours pas avec les blocs mono et le Susvara, cette impression unique et aussi évidente que les interprètes sont là dans la pièce, qu'ils respirent, qu'ils sont en mouvement, qu'ils jouent à mes côtés

Impression que le Shangri-La est seul à me donner.

Cette impression n 'est pas intellectuelle du tout, elle émerge à mon esprit sans mon autorisation, c'est spontané, bien au delà de mes propres goûts ou désirs, une chose que je ne contrôle pas et c'est pour moi, la plus grande qualité du Shangri-La

Il insuffle une présence unique, inégalée.

Le SR 009 associé à l’ampli Viva Solista, ou même aux blocs mono Auris via le boitier iESL quand à eux, ne me donnent pas ce que j’attends.


Je m'éloigne un peu avec eux de la netteté du rendu  des effets de salle par rapport à ce que j'entends avec le Shangri-La. Oui, je perds en lisibilité des micro-réverbérations et de toute cette infinité de petites informations qui me donnent des indications sur l'acoustique du lieu de la prise de la son. Je m'éloigne également de l'ouverture du Shangri-La et c'est net. Dans cette configuration pourtant très haut de gamme, le SR-009 est bien moins ouvert que le Shangri-La.

Je perds également avec le Stax, en spontanéité du jeu. J'entends en effet une musique jouée avec un peu moins d'enthousiasme, de conviction et moi-même d'ailleurs je m'y implique moins.

J'ai essayé et c'est la même chose avec les blocs mono pourtant survitaminés. Je m'éloigne en fait avec le SR-009 et bien qu'il soit lui aussi électrostatique, de la grande transparence et de la présence que m'offre le Shangri-La

Finalement c’est le Susvara, qui alimenté soit par les blocs Auris soit par le Viva Solista se démarque et sans arriver au niveau de transparence et de présence proposées par le Shangri-La et bien m’offre une présentation me procurant tout autant de plaisir car même si un peu moins immersive, elle est un peu plus dynamique et consistante.








Je regrette de ne pas pouvoir brancher mon Utopia sur un de ces deux monstrueux amplis car une fois encore, sa très grande sensibilité associée à leurs transfos de sortie calés sur des impédances plus faibles, (celles de la plupart des enceintes soit 4 , 8 ou 16 ohms)  fait ressortir du bruit de fond que je n’accepte pas à ce niveau de comparaison, même avec le boitier iESL

Dommage car l’Utopia m’aurait sans doute surpris lui aussi.

Bon...L'ensemble Shangri-La coûte une petite fortune et son prix est certainement complètement indécent pour la très très grande majorité des auditeurs casqués du monde entier.

Personnellement, je n'ai ni les connaissances ni les compétences  nécessaires pour juger de ce qu'aurait pu être un prix "plus facilement justifiable" eu égard au temps et aux moyens déployés et nécessaires pour obtenir ce que j'entends aujourd'hui.

Le Shangri-La est une vitrine technologique, c’est une démonstration de savoir-faire qui nous montre de manière concrète jusqu'où Hifiman et le docteur Fang Bian savent aller à ce jour dans le domaine de l'écoute au casque.

Ceci dit, si pour être cohérents dans nos analyses on fait abstraction du budget vu le prix du Shangri-La et bien on s'aperçoit qu'il existe d'autres alternatives comme celles que nous venons de voir et puis bien d'autres encore. Nos goûts personnels, nos critères et nos attentes, nous amèneront alors peut-être vers d'autres styles de propositions sonores.

Pourtant et même à ce niveau de qualités globales et de prix, le Shangri-La ne fait pas l’unanimité.

Je peux entendre bien sûr qu’on lui reproche un léger manque de niveau dans le grave, un peu trop de clarté parfois, ou un manque de polyvalence quand aux genres de musiques écoutées. On peut aussi lui reprocher un manque de puissance surtout si les musiques jouées sont enregistrées à un niveau plus bas que la moyenne, surtout pour les personnes qui écoutent très fort.

Quoi qu'il en soit mais c'est après comparaison directe avec le meilleur du meilleur, mais seulement après comparaison directe, que l'auditeur prendra la pleine mesure de l'avance technologique du Shangri-La et de ce qu'elle apporte à l'écoute.

Le Shangri-La est pour moi aujourd'hui l'étalon, celui vers lequel il faudra que les nouvelles références tendent.

Mais à ce jeu de grands, Sennheiser participe activement avec son HE1, l’Orpheus 2 en fait et Viva également avec son nouvel ampli pour casques Stax, le STX. Je serai en mesure de vous en dire plus à leur sujet en ce début mai 2018. 
Pour ce qui me concerne, je ne sais pas encore si je passerai un jour commande ou non d'un Shangri-La, mais je sais que quand il ne sera plus là, mes références seront jusqu’à l’arrivée de mieux, les ensembles constitués soit du Viva Solista soit des blocs mono Auris Forte 150 et de leur préampli, alimentant directement ou avec le boitier iESL, mon Susvara.

Et dans les deux cas, et bien le casque viendra toujours de chez Hifiman !

Pierre


Ma Vidéo sur le Shangri-La


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